LA PÂMOISON (2 JUILLET)

LE RINCE GRINCHEUX – MONSIEUR LAROSE

Je suis un artiste interdisciplinaire originaire de la Petite-Nation en Outaouais. Je suis de passage à Petite-Vallée pour participer à des ateliers d’écriture et d’interprétation de chanson, qui se donnent respectivement avant et après le festival. Pour la durée de l’événement, j’ai décidé de m’impliquer comme bénévole, et on m’a donné carte blanche pour que j’écrive chaque jour un billet d’humeur sur mon expérience au festival.

La pâmoison : neuvième billet, 2 juillet 2015

J’t’en feu ben raide. Alex vient de passer, v’là tantôt, Pierre-Luc, D-Track sont arrivés, du monde de chez nous, des estis d’bombes de la culture humaine, des chums que je ne connais pas assez.

C’est parce que j’ai pas fini. J’en écris un autre.

Pas assez parlé de Marc-Antoine à mon goût. Un cœur sur deux pattes, à l’image de tout le monde icitte. C’est lui mon «boss» si on veut. Regarde, icitte on a pas besoin de ces concepts là, on fait quelque chose de beau ensemble. That’s it.

C’est pas des farces, on parlait de t’ça drette là, avec Alex, stagiaire en son pour le festival. On se disait, le ratio de cabochon est anormalement bas ici. Sur je ne sais pas combien de personnes, on a répertorié trois tatas…. faut le faire ! Et ils venaient d’ailleurs ! haha ! L’importation du gonzo pour la dernière circonstance. Euh, parti moi là. Parti correct.

Merci aux gens qui me lisent. Merci, hier, de m’en avoir donné du feedback, ça m’a recrinqué pour écrire encore. C’est le fun d’apprendre qu’on a des lecteurs, ça donne une raison d’être qui manque trop souvent dans ces affaires-là.

Aujourd’hui je manque une partie de la programmation. Spectacle sur spectacle depuis une semaine, besoin juste de prendre un break. Un peu pancarte aussi, Monsieur Larose de la dernière veille. Si je parle pas beaucoup aujourd’hui, c’est à cause de t’ça. Besoin de cooler down et de me tenir tranquille, récupérer.

Je suis en retrait au camp de la chanson. Juste pour récupérer. J’ai quasiment peur de descendre, chu pas en forme pour jaser, et là-bas, à la Vieille Forge, tout le monde est là. Fred veut aller à Grande-Vallée pour des clopes, c’est lui qui chauffe, moi je suis ben trop encore hier pour me prononcer. Pense à Marie-Ève, qui donne des massages de bord de mer, à Bernard-Luc, avec qui j’ai jasé une couple de fois. Rentré icitte ce matin pour aller pisser – besoins primaires qui commandent – Fred et Amylie (de passage, en vacances) travaillaient sur quelque chose. Trop carreau pour avoir pris le temps de profiter de quoi que ce soit. Trop de bonheur pour être capable de tout le récupérer : je me contenterai du souper d’homard de la veille… faut s’accommoder de nos malheurs, je le dirai tout le temps.

Ma mère tient le fort au Chenail-du-Moine, pendant que je suis parti : ça n’arrête pas, on a beau être dans le fond du bois, on dirait qu’il faut recommencer le monde à chaque fois. On va trouver. Sinon, on s’arrangera. On en a vu d’autre. Et quand ça commence à être délirant, on rit puis on se retrouve. Depuis que je suis né que c’est comme ça.

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